
Retrouvez le Festival de musique de Colmar dans des lieux d'exception.
DécouvrirDu 28 avril au 5 Mai 2013
Parce que la musique est une «invitation au voyage», qu’elle «creuse le ciel» (Baudelaire), le thème de l’édition 2013 des Musicales s’est imposé pour dire plus que jamais notre désir de cheminer, ensemble, sur ses chemins sinueux, de Bach à Auerbach.
Il s’agira du voyage romantique du «Wanderer», réellement sur les routes ou dans les méandres du voyage intérieur, magnifié par Schubert qui ne quitta pas Vienne, au travers de sa «Wanderer Fantaisie» ou de son «Voyage d’hiver». A l’opposé, le voyage est bien réel pour Mozart qui passa de nombreuses années de sa trop courte vie sur les routes, dans des conditions sou- vent rudes : c’est ce dont nous nous souviendrons avec l’un de ses Quatuors Milanais. S’il est ô combien réel également pour Liszt l’Européen, il demeure avant tout poétique («Bénédiction de Dieu dans la solitude»). Ce voyage grâce à la poésie, nous l’effectuerons aussi en compagnie de Barber («Dover Beach»), Dutilleux («Ainsi la nuit»), Hahn, Poulenc, Duparc («L’invitation au voyage») ou Franck (Sonate) et Wagner (Lohengrin), références de Proust pour sa «Sonate de Vinteuil».
Le voyage est aussi initiatique, à l’instar des 400 km que Bach parcourut à pieds pour rencontrer Buxtehude ! Séjourner à Rome semble ainsi un passage obligé pour une pléiade de compositeurs, de Debussy à Barber, tandis que Tchaikovsky se souvient de Florence. Le voyage imaginaire, au travers d’une figure d’aventurier, est une autre facette de l’inspiration de Schumann (Images d’Orient) ou Strauss (Till Eulenspiegel). L’orientalisme est, quant à lui, une étape essentielle du périple de musiciens qui, tels Debussy, trouvent une proximité dans un ailleurs éloigné (Estampes).
Le voyage est synonyme d’exil, choisi (Chopin en France, Dvorak en Amé- rique) ou forcé (Bartok, Hindemith, Schoenberg), chemin vers une reconnaissance universelle mais aussi séparation entraînant souffrance et nostalgie du pays d’origine, fatale pour Bartok. Carnet à la main, il aimait pourtant à visiter les contrées les plus reculées pour préserver le folklore de sa Hongrie natale mais aussi offrir un renouvellement vital du langage musical et de son inspiration. A l’opposé de cette démarche scientifique, Brahms écrit l’une de ses oeuvres les plus populaires, son Quatuor opus 25 au final «alla Zingarese», et Ravel son fameux «Tzigane», évoquant avec force la place de la musique chez les peuples déracinés et s’éloignant eux-mêmes avec bonheur de leurs propres racines nationales (Beethoven avait été leur précurseur avec ses Schottische Lieder). Khatchaturian célèbre l’âme d’un peuple exilé, les Arméniens, tandis que Copland se souvient de Vitebsk et de la souffrance du peuple juif. Steve Reich lui fait écho avec «Different trains», établissant un parallèle entre les trains qu’il devait prendre aux Etats-Unis en 1942 et ceux, bien différents, qu’il aurait probablement dû prendre s’il avait vécu en Europe. Nous entendrons la création mondiale d’un trio de Lera Auerbach, compositrice russe célébrée dans le monde entier, commande des Musicales, nous accueillerons de nombreux artistes, fidèles ou nouveaux-venus, et nous cheminerons, plus qu’à notre habitude, sur les routes d’Alsace, explorant en votre compagnie quelques-uns des nombreux lieux qui méritent le détour, avec le désir de faire des Musicales un havre sur la route de chacun.
![]() |
Directeur artistique | ![]() |
Président des Musicales |
|---|

 
L’ACADEMIE RHENANE a attribué le Prix Musique 2013 à Marc Coppey en qualité de directeur artistique du Festival de musique de chambre Les Musicales de Colmar.
DécouvrirVous pouvez dès à présent découvrir le programme et les artistes invités de la 61 ème édition du festival de musique de chambre Les Musicales de Colmar.
Découvrir